Les collections de films du Forum des images

Sélection

Voyages dans le temps
F186

collection Paris Île-de-France
Bénéficiant d’une richesse culturelle et d’un patrimoine historique hors du commun, Paris et ses environs offrent la possibilité de remonter le cours du temps, de revivre et de se remémorer les grands événements de l’Histoire d’une région qui n’aura – depuis des siècles – jamais cessé de rayonner à travers le monde.


Au temps des rois
Si Versailles m'était conté...
de Sacha Guitry
fiction, 1953, couleur, 2h48min
Il serait normal de jalouser Sacha Guitry qui a obtenu en 1953 l’autorisation de tourner l’intégralité de son film dans l’enceinte du château de Versailles (78), alors en pleine rénovation. Entouré d’une ribambelle d’acteurs de renom, le réalisateur dresse à sa façon - et avec quelques libertés - le portrait de grands personnages historiques ayant occupé ce lieu de pouvoir, signant par la même occasion l’un des plus grands succès du box-office français.
de Patrice Chéreau
avec Isabelle ADJANI
fiction, 1994, couleur, 2h39min
Grâce à une mise en scène virtuose et un casting haut de gamme récompensé à plusieurs reprises, Patrice Chéreau nous plonge dans le Paris du XVIe siècle et reconstitue l’épisode sanglant du massacre de la Saint-Barthélemy. Si les rues environnantes du Louvre et de la cathédrale Notre-Dame de Paris (4e) dans lesquelles se déplace la belle Isabelle Adjani sont aisément reconnaissables, le tournage du film s’est également déroulé dans de nombreuses autres villes d’Île-de-France, de Rambouillet dans les Yvelines (78) à Epinay-sur-Seine en Seine-Saint-Denis (93), en passant également par Nanterre dans les Hauts-de-Seine (92).
de André Hunebelle
avec Georges MARCHAL
fiction, 1953, couleur, 1h54min
Avec cette – très – libre adaptation du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas, ponctuée par des boutades et autres calembours signés Michel Audiard, suivez les aventures du célèbre d’Artagnan, qui a quitté sa Gascogne natale pour la capitale afin d’y proposer ses services au roi Louis XIII. Entre la recherche des ferrets de diamant de la Reine et les esquives pour déjouer les plans du Cardinal de Richelieu, du Palais du Louvre (1er) aux cachots de la Bastille, la vie à la capitale n’est pas de tout repos pour le mousquetaire (Georges Marchal) et son fidèle valet Planchet (Bourvil). Les deux compères parviennent néanmoins à trouver un peu de temps pour s’amuser, croiser le fer ou se détendre dans les bras de belles parisiennes.
de Ariane Mnouchkine
avec Philippe Caubère
fiction, 1978, couleur, 4h10min
Avec ce diptyque, Ariane Mnouchkine reconstitue de manière grandiose la vie et la carrière du célèbre dramaturge et comédien auquel Philippe Caubère prête ses traits. Soutenu par le Roi et Madeleine Béjart, Jean-Baptiste Poquelin et sa troupe prennent leurs quartiers en 1661 au coin de la rue de Valoir et de la rue Saint-Honoré (1er), avant d’exercer leur talent et de connaître la gloire en ravissant la cour de Versailles (78).
de Roberto Rossellini
fiction, 1966, couleur, 1h30min
Dans ce film de 1966 réalisé pour la télévision française, l’italien Roberto Rossellini met en scène une minutieuse reconstitution du règne du Roi Soleil et nous propose une réflexion très pointue sur la monarchie absolue et l’exercice du pouvoir. Du château de Vincennes (94) dont Louis XIV ne veut plus entendre parler au château de Versailles (78) où il désire installer sa cour et asseoir son pouvoir, en passant par les forêts de Fontainebleau (77) et le Palais du Louvre (1er), entrez dans la tête d’un roi que rien ni personne n’effrayait.
Marie-Antoinette
de Sofia Coppola
avec Kirsten Dunst
fiction, 2005, couleur, 2h03min
Mariée à quatorze ans au Dauphin Louis-Auguste pour sceller l’alliance entre la France et l’Autriche, la jeune Marie-Antoinette se retrouve rapidement délaissée par son époux qui lui préfère très ouvertement la chasse à courre. Sofia Coppola signe un portrait pop et décalé de la vie d’une reine qui aura toujours préféré les plaisirs et les frivolités à la rigidité de l’étiquette. Au château de Versailles, dans ses jardins et au Petit Trianon (78), la belle profite des joies fastueuses de la cour, entre plumes et froufrous, gourmandises et autres plaisirs charnels. Une image apolitique et pleine de fraîcheur qui dépoussière la royauté française.
Paris révolutionnaire
La Marseillaise, Chronique de quelques faits qui ont contribué à la chute de la monarchie
de Jean Renoir
fiction, 1937, noir et blanc, 2h06min
En 1792, la nouvelle de la prise de la Bastille se répand dans tout le royaume de France. Enthousiaste, le peuple marseillais forme un bataillon de camarades en partance pour la capitale afin d’aider les parisiens et de participer à la prise du château des Tuileries (1er) où vivait alors Louis XVI. La révolte gagne massivement les rue de Paris : dans les tavernes des Champs-Elysées (8e), on se prépare au changement, tandis que le Faubourg Saint-Antoine et la place de la Bastille se remplissent et voient éclater la colère du peuple français. Réalisé en pleine période du Front Populaire, cet hymne à la liberté magnifie de manière symbolique les grands lieux de manifestation et de contestation de la capitale.
Sade
de Benoît Jacquot
avec Daniel AUTEUIL
fiction, 2000, couleur, 1h40min
Après la Révolution de 1792 s’instaure le régime de la Terreur. Emprisonnements massifs et exécutions arbitraires caractérisent cette trouble période de l’Histoire française. Passablement contesté et fortement réprimé par la morale en raison de ses écrits libertins, le Marquis de Sade (Daniel Auteuil) est incarcéré à la clinique de Picpus, dans l’est parisien (12e), où les aristocrates tentent d’échapper à l’échafaud. Benoît Jacquot reconstruit un Paris chaotique et désenchanté dans lequel Sade s’obstine, envers et contre tous, à poursuivre son combat libertaire.
La Terreur et la vertu, série La Caméra explore le temps
de Stellio Lorenzi
avec Jean NEGRONI
fiction, 1965, noir et blanc, 3h43min
Dans cette dramatique télévisée des années 1960, Stellio Lorenzi dresse un portrait des plus authentiques de deux figures emblématiques de la Révolution Française. Réalisé pour la série « La Caméra explore le temps », reconnue pour sa précision et sa pertinence, La terreur et la vertu reconstitue avec soin les principaux lieux parisiens où ont été prises les grandes décisions de cette époque : le Comité de salut public au Palais des Tuileries (1er), le Club des Cordeliers qui siégeait rue de l’École de Médecine (6e), le Tribunal révolutionnaire qui tenait séance dans l’actuel Palais de justice (1er), la maison Duplay, où logeait Robespierre, rue Saint-Honoré (1er)…
Paris XIXe siècle
de Stan Neumann
documentaire, 1991, noir et blanc, 49min
Ce documentaire en noir et blanc dresse un portrait inhabituel de la Ville-Lumière et revient sur l’avènement de la modernité au cœur de Paris avec les gigantesques transformations haussmanniennes du XIXe siècle. Stan Neumann porte une attention toute particulière à l’architecture et à l’urbanisme de la capitale. Entre espaces publics et espaces privés, ses amples et délicats mouvements de caméra tentent de mettre à jour les mystères des façades et des toits, des cours et des rues parisiennes, du quartier des Batignolles (17e) à la place de la Nation, en passant par la rue de Rivoli, de l’avenue Simon Bolivar et de la rue Piat dans le 19e arrondissement au boulevard des Invalides (7e), en passant par la rue du Faubourg-du-Temple (11e) ou bien encore l’îlot Saint-Sévérin (5e).
Napoléon
de Sacha Guitry
fiction, 1954, couleur, 3h10min
Entre le château de Saint-Cloud (92) et celui de Fontainebleau (77), Sacha Guitry relate l’épopée napoléonienne dans une fresque historique à l’humour acerbe. Le réalisateur prête d’ailleurs ses traits au diplomate Talleyrand et s’amuse à mettre en scène l’ensemble des maréchaux qui ont à l’époque entouré l’empereur et qui ont aujourd’hui donné leur nom à l’ensemble des grands boulevards parisiens qui jouxtent le périphérique.
de Raymond Bernard
avec Harry Baur
fiction, 1933, noir et blanc, 4h30min
Véritable plongée dans le Paris de la première moitié du XIXe siècle, ce triptyque à la mise en scène aussi sobre que puissante nous fait revivre dans une capitale miséreuse les déboires des petites gens et les rebondissements historiques d’alors, des conséquences de la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815 aux émeutes de juin 1832 durant lesquelles les Républicains installèrent leurs barricades sur le faubourg Saint-Antoine ou dans le quartier Saint-Merri (4e).
de Marcel Carné
avec ARLETTY
fiction, 1945, noir et blanc, 3h01min
Dans le Paris des années 1830, la belle Garance (Arletty) rencontre boulevard du Temple (alors nommé boulevard du Crime) le mime Deburau (Jean-Louis Barrault), avec qui elle va vivre pendant plusieurs années des amours plus que contrariées. Magistralement réalisé par Marcel Carné et porté par les dialogues de Jacques Prévert, ce chef d’œuvre du réalisme poétique nous transporte dans les nombreux théâtres populaires du XIXe siècle qui entouraient notamment la place de la République (le Théâtre des Funambules ou le Grand Théâtre), et nous offre une séquence inoubliable dans laquelle le boulevard du Temple est littéralement submergé par la foule lors du Carnaval.
de Peter Watkins
fiction, 1999, couleur, 5h45min
Initialement prévu pour une diffusion télévisée, ce film incontestablement militant réalisé par Peter Watkins en 1999 mêle avec brio la fiction au documentaire. Cette œuvre en deux parties, tournée dans les locaux de la compagnie d’Armand Gatti à Montreuil (93) et réalisée avec des chômeurs, sans-papiers, intermittents et comédiens non professionnels, évoque avec force le soulèvement de la Commune de Paris en 1871. Un film novateur et participatif où les habitants de quartier de Popincourt de l’époque (11e) racontent leur quotidien révolutionnaire et contestent les informations officielles diffusées par les « Versaillais ».
de André Cayatte
avec Michel SIMON
fiction, 1943, noir et blanc, 1h23min
Paris, dans le courant des années 1860, le vieux drapier Baudu (Michel Simon) ne voit pas d’un très bon œil l’installation du flambant neuf grand magasin « Au bonheur des dames » de Monsieur Mouret (Albert Préjean) où se presse désormais le Tout-Paris, juste en face de son échoppe située place Gaillon (2e). Une adaptation fidèle du célèbre roman d’Émile Zola qui rend très bien compte de la révolution urbaine, mais surtout de l’essor industriel et économique que sont en train de vivre la France et sa capitale…
Paris 1900, Chronique de 1900 à 1914
de Nicole Védrès
documentaire, 1948, noir et blanc, 1h19min
Dans ce documentaire historique sur le Paris de 1900 à 1914 réalisé peu de temps après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Nicole Védrès rend un vibrant hommage au Paris du début de ce siècle à partir de plus de 700 fragments de films. Elle donne à voir la vie mondaine, sociale, politique mais aussi artistique de ce Paris de la Belle Époque à travers des figures emblématiques (Gustave Eiffel, Caroline Otero, André Gide, Paul Valéry, Auguste Renoir ou encore Jean Jaurès) et des évènements clés d’alors : l’inauguration de la première ligne de métro reliant la Porte de Vincennes à la Porte Maillot, les inondations de 1910, l’arrestation de Jules Bonnot en avril 1912 du côté de Choisy-le-Roi (94), la mobilisation générale de 1914 et le départ des soldats Gare de l’Est (10e).
Paris XXe siècle
de Eric Deroo
documentaire, 2002, couleur, 52min
Entre 1877 et ce jusqu’aux années 1930, les Franciliens se sont pressés au pied de la Tour Eiffel (7e), aux ruines des pavillons de l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne (94) ou bien encore au Jardin d’Acclimatation (16e) pour voir des hommes, des femmes et des enfants venus d’autres continents exposés tels des bêtes lors des foires ou des spectacles ethniques, exhibés comme s’ils n’étaient pas humains et observés avec insistance dans leur mode de vie comme on le ferait avec les animaux d’un zoo. Ce documentaire dérange profondément en mettant ouvertement l’accent sur ces spectacles tristement racistes qui datent finalement d’il n’y a pas si longtemps…
Paris pendant la guerre de 1914-1918
sélection Forum des images
1914 - 1918, muet, noir et blanc, 20min
Cette sélection d’images tournées par les opérateurs Gaumont durant la Grande Guerre avaient à l’époque pour but d’alimenter les journaux d’actualités, courts-métrages d’informations et de documentation diffusés dans les salles de cinéma à l’époque où la télévision n’existait pas encore. Longtemps restées inexploitées, ces fonds d’archives constituent aujourd’hui la mémoire de toute une société. Entre mobilisations et manifestations, retour des premiers soldats blessés et défilés, revivez les grands évènements du Paris de la Première Guerre Mondiale.
de Raoul Ruiz
avec Marcello MAZZARELLA
fiction, 1999, couleur, 2h55min
Gravement malade, Marcel Proust feuillette avec nostalgie ses notes, correspondances et albums photos. Alité et tout en essayant d’achever les derniers chapitres de son œuvres, il voit sa vie défiler. Passé et présent, enfance et fin de vie se mêlent avec une grande subtilité dans ce film de Raoul Ruiz. Temps perdu ou temps retrouvé, les souvenirs s’enchaînent de manière envoûtante, des représentations à l’Opéra-Comique place Boieldieu (2e) aux salons parisiens littéraires et mondains, des flâneries dans les allées du Bois de Boulogne (16e) à celles dans les jardins des Champs-Élysées (8e).
de Miréa Alexandresco et Henri Torrent
documentaire, 1960, noir et blanc, 1h27min
Composé d’extraits de films, de documents d’archives tournés entre la victoire de 1918 et la crise économique de 1929, ce documentaire raconté par Serge Reggiani retrace cette période d’insouciance de l’entre-deux guerres marquée par l’effervescence culturelle et créative de la capitale, mais également par les premiers remous et troubles politiques en train de se préparer.
L'armée des ombres
de Jean-Pierre Melville
avec Lino VENTURA
fiction, 1969, couleur, 2h17min
C’est un casting haut de gamme qu’a réuni Jean-Pierre Melville pour ce film aujourd’hui devenu incontournable. En octobre 1942, dans une France occupée par l’ennemi Allemand, un groupe de résistants parisiens tente, malgré les arrestations et les échecs, de poursuivre son combat. De la Gare de Lyon (12e) au 16e arrondissement, en passant par l’avenue Hoche (8e), Melville donne une image sobre mais élogieuse du courageux et dangereux combat mené par ces hommes et femmes de l’ombre, au péril de leur vie.
de Jacques Panijel
documentaire, 1961, noir et blanc, 1h08min
En pleine guerre d’Algérie, Jacques Panijel recueille à Paris les propos de témoins et de victimes algériennes, menacées ou torturées par la police française et les harkis. Un film poignant et déstabilisant, longtemps diffusé clandestinement, qui revient sur l’une des plus troubles périodes de l’histoire française, mais aussi et surtout de l’histoire parisienne à travers des lieux où la répression et l’exclusion n’ont cessé de se manifester et de se renforcer : les sévices infligés dans des caves du quartier de la Goutte d’Or (18e), la misère quotidienne à laquelle sont condamnées les familles algériennes dans les bidonvilles autour de Nanterre (92), le massacre du 17 octobre 1961 et les manifestation contre la guerre, le fascisme et la répression en février 1963 au métro Charonne (11e).
de Chris Marker
documentaire, 1997, couleur, 3h
Un film profondément philosophique dans lequel le regretté Chris Marker porte un regard très personnel sur l’histoire des mouvements de gauche à travers le monde entre 1967 et 1977. Dans cette œuvre magistrale entièrement composée d’images d’archives, le réalisateur revient notamment sur l’agitation et la frénésie qui ont envahi Paris et sa banlieue suite aux évènements de Mai 68 en nous proposant – entre autres – des images de la Sorbonne occupée et des manifestations du Quartier Latin (5e), des rassemblements de la Fête de l’Humanité à La Courneuve (93) ou du Congrès du PCF en 1970, à Nanterre (92).
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