Les collections de films du Forum des images

Sélection

Denis Gheerbrant
F214

collection Paris Île-de-France
Ancien élève de l'IDHEC (école de cinéma) et co-fondateur, en 1992, de l'association des cinéastes documentaristes, ADDOC, Denis Gheerbrant est l'auteur d'une dizaine de films. Son oeuvre humaine et généreuse s'inscrit dans la lignée du cinéma direct. Cinéaste voyageur, Denis Gheerbant va filmer, souvent en solitaire, et recueillir la parole des humbles et de ceux qui luttent pour leur dignité.


Amour rue de Lappe
de Denis Gheerbrant
documentaire, 1984, couleur, 1h01min
Denis Gheerbrant filme les cafés, rue de Lappe, à Paris. "Ce qui me permet d’articuler le déroulement d’un film, qui vient travailler cette question, c’est une parole dans un corps qui émerge comme dans une première fois d’abord pour celui qui l’énonce. C’est cela que je cherche à provoquer, cette émotion de la pensée qui affleure, là, devant nous. C’est dans cette émotion que je peux construire une ligne d’image, comme on dit une ligne mélodique, souvent des paysages, des fragments de l’espace urbain, comme de haïkus."
Et la vie
de Denis Gheerbrant
1991, couleur, 1h45min
Durant une année, le cinéaste a sillonné des banlieues, de Marseille à Charleroi, à la rencontre de ceux qui y vivent. "Par sa manière de tirer beaucoup de l’essentiel (un humain, une caméra, l’exercice d’un regard travaillé par l’expérience du voyage et des rencontres), par son art de faire voir au-delà des apparences ce que peu perçoivent, Denis Gheerbrant filme les rêves qui reviennent et la vie qui reprend, pleine de dangers certes, mais toujours immense." Patrick Leboutte
Grands comme le monde
de Denis Gheerbrant
documentaire, 1998, couleur, 1h31min
Denis Gheerbrant a filmé pendant une année scolaire les élèves d'une classe de cinquième au collège Guy-Môquet, cité du Luth, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. "Grands comme le monde, avec une discrétion exemplaire et une absence totale d'a priori, pourra alors passer pour un film pessimiste, parce qu'il nous épargne toute génuflexion laïque sur les vertus rééquilibrantes de l'école. Mais c'est pour nous gratifier d'un retour de bâton optimiste, puisque ces ados ne parlent plus au nom d'une bande, d'une génération perdue ou, même, d'une planète lointaine (la banlieue, ici à trois kilomètres de Paris!), mais au nom de ce qu'ils deviennent individuellement, pour le pire et le meilleur." Didier Péron
La vie est immense et pleine de dangers
de Denis Gheerbrant
documentaire, 1994, couleur, 1h19min
Au cinquième étage de l’Institut Curie , le cinéaste a partagé la vie de ce petit service où sont soignés les enfants atteints d'un cancer. "Avant de tourner, j'avais mis une affichette pour expliquer que je situais le film du côté d'un combat, donc d'une épreuve, et qu'une épreuve fait grandir. Et à cette attitude, les parents ont été sensibles. Les infirmières ont été surprises au début par ce cinéaste, présent quarante heures par semaine comme elles, prenant des vacances aussi. Elles soignaient les enfants, je filmais les enfants, c'était aussi simple que cela."
On a grèvé
de Denis Gheerbrant
documentaire, 2014, couleur, 1h10min
Denis Gheerbrant filme la grève des femmes de chambre du groupe hôtelier Louvre Hôtel. "Un cinéma qui ne peut exister sans la parole de l’autre, qui trouve son origine dans la parole (pas le verbe comme le dirait la bible, mais bien la parole) et qui s’élabore à partir d’elle parce que c’est son objet. La difficulté, c’est que ces femmes sont toujours ensemble. Elles parlent à l’intérieur et de l’intérieur du groupe, elles ne coupent jamais le cordon. Et le travail du film, c’est de les faire passer d’une parole collective à une parole individuelle, d’aboutir à une parole propre."
Question d'identité
de Denis Gheerbrant
documentaire, 1986, couleur, 55min
Nous sommes en 1985, ils ont un peu plus de vingt ans et habitent à la Cité des Mille à Aulnay-sous-Bois. D'origine algérienne, ils doivent se débattrent avec cette question d'identité à laquelle ils sont sans cesse renvoyés. Le cinéaste les a filmés pendant six mois. "Le cinéaste est là, entre France et Kabylie, il interroge, observe, attend, revient avec ses questions, sort avec les jeunes, se fait rembarrer. « Arrête de te la jouer, le cinématographe, le grand style… ». Entre vérité et mise en parole du réel, le documentaire dessine une expérience, ne conclut pas, n’enferme pas le spectateur dans une conclusion toute faite." Benoît Pupier
En écho
 
Sites internet
Penser le cinéma documentaire (Université Aix-Marseille) : Entretien avec Denis Gheerbrant, 2010.http://www.canal-u.tv/video/tcp_universite_de_provence/les_strategies_de_realisation_documentaire_penser_le_cinema_documentaire_lecon_7.6972

 

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23 mars 2016

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