Les collections de films du Forum des images

Parcours

Le Paris des frères Lumière
La capitale se met au cinéma
P154
Bassin des Tuileries
Association frères Lumière
collection Paris Île-de-France
Avec la vue Bassin des Tuileries, le premier film tourné à Paris en 1896, la capitale s'est mise au cinéma et a contribué à faire naître le langage cinématographique tel qu'on l'utilise encore aujourd'hui. De nombreuses autres vues Lumière visibles au Forum des images retracent le début de cette belle aventure.


Fidèles témoins de la vie quotidienne au temps de la Belle Epoque, ces films font revivre la capitale, avec ses rues pavées, ses monuments, ses jardins qui semblent rappeler un âge d'or révolu. Pendant l'Exposition universelle de 1900, ils chantent aussi les louanges de la grandeur géopolitique de la France et font connaître les dernières découvertes scientifiques, dont le cinématographe fait partie.

Origine du langage cinématographique
Les premières vues Lumière consacrées à Paris ont contribué à la naissance du langage cinématographique. Parmi ces films aujourd'hui centenaires, on peut notamment apercevoir dans Concours d'automobiles fleuries un opérateur en train de filmer, bien avant le célèbre Homme à la caméra de Dziga Vertov...


La première vue de Paris
Bassin des Tuileries
Association frères Lumière
"Avec le cinématographe, les voyages sont faciles et rapides. C'est à Paris que nous transporte le fidèle et merveilleux appareil. Voici le jardin des Tuileries peuplé d'enfants qui jouent et font flotter sur le bassin des minuscules bateaux que le vent entraîne d'un bord à l'autre." (Le progrès, Lyon, 6 avril 1896, cité dans La production cinématographique des frères Lumière, sous la direction de Michelle Aubert, Jean-Claude Seguin, Editions Mémoires du cinéma, 1996)

"Premier regard" à restituer la vie parisienne à la fin du XIXe siècle, la vue Lumière Bassin des Tuileries inaugure une relation féconde, et depuis plus jamais interrompue, entre Paris et le cinéma.


La fascination du cadre
Passage des pompes
Association frères Lumière
Il y a toujours de la magie dans les films Lumière grâce, probablement, au cadre unique qui obligeait les opérateurs à choisir le bon endroit où placer la caméra avant de tourner. Avec un point de vue toujours décalé, le regard du spectateur trouve un espace ouvert où pouvoir laisser son imaginaire flâner. L'enchantement ne se limite pas au seul cadrage. Il émane, aussi, des sujets représentés, comme la force hypnotique du Charmeur d'oiseaux, ou l'imprévu qui se produit juste à la fin de la bobine et transforme un événement réel en un gag (Porchefontaine).

Et le regard à la caméra de l'un des passants (Passage des pompes, présent dans le montage Pompiers de Paris) ou le dévoilement de l'opérateur en train de filmer (Concours d'automobiles fleuries, présent dans le montage Fête des Artistes) ne font que renforcer l'émerveillement produit par le cinématographe.


Du "panorama" au recadrage
Bellevue
Association frères Lumière
Grâce à la caméra placée sur un bateau qui glisse sur la Seine (Panorama de Meudon), un ascenseur qui grimpe vers le ciel (Panorama pendant l'ascension de la Tour Eiffel) ou un funiculaire qui monte et descend sur le flanc d'une colline (Bellevue), c'est à travers le mouvement que les opérateurs des frères Lumière souhaitent rendre hommage au dynamisme de la capitale. Ils appelent ces prises de vue des "panoramas" : en fait, il s'agit plus précisément de travellings.

Le mouvement dans la vue du Président Loubet aux courses est donné par un effet de recadrage, qui est d'ailleurs le seul connu parmi les films Lumière : deux plans se suivent, très rapidement, avec changement d'axe. C'est l'origine du montage ; le langage cinématographique est désormais né.


Pour en savoir plus
Le cinématographe Lumière

 

La vue Lumière

 

Le cadre Lumière

 

Le panorama Lumière

 

La vie quotidienne à la Belle Epoque
A son insu, le cinématographe Lumière est devenu le plus fidèle reporter de la société parisienne et, par conséquent, de la mythique Belle Epoque. Retour sur une sélection de films Lumière où la vie quotidienne des Parisiens côtoie les événements historiques qui les ont marqués.


Transports
Arc de Triomphe
Association frères Lumière
Subjugué par le remarquable dynamisme qui caractérise Paris à la fin du XIXe siècle, le cinématographe Lumière offre aux tout nouveaux spectateurs des images précises de la circulation qui anime la capitale.

Fiacres (Arc de Triomphe), omnibus (Pont-Neuf), bicyclettes (Rue Castiglione) se croisent avec les piétons, les charrettes et les panneaux publicitaires ambulants sur le Parvis de Notre-Dame ou la Place de l'Opéra.


Plate-forme mobile et train électrique
Association frères Lumière
Parfois, mais c'est rare, quelques automobiles commencent à se faire apercevoir (Champs-Elysées - Voitures). Quand elles occupent le film entier, c'est parce qu'elles ont été métamorphosées en carrosses fleuris pour un concours d'artistes (Concours d'automobiles fleuries retour, présent dans le montage de Fête des Artistes).

La mécanisation des transports est désormais une réalité. Les Parisiens assistent à la naissance du métro et du premier train électrique. Filmé à l'Exposition universelle de 1900, la vue Plate-forme mobile et train électique (présente dans le montage de La plate-forme mobile) montre bien comment le cinématographe Lumière a su devenir un précieux témoin des révolutions urbaines.


Anciens et nouveaux métiers
Place de la République
Association frères Lumière
Avec le va-et-vient incessant des passants, les rues de Paris forment un formidable décor où anciens et nouveaux métiers se côtoient le temps d'une prise de vue.

Parmi les voitures, sur la Place de la République, on aperçoit ainsi des hommes qui tirent une charrette jouant le rôle d'un panneau publicitaire ambulant. A la Place de l'Opéra, un homme transporte sa marchandise avec un grand panier sur sa tête. Autre métier ambulant, la vente de fleurs est très répandue à l'époque (Champs-Elysées - Voitures, Le Grand-Prix à Paris).

Porchefontaine
Association frères Lumière
Pourtant, les nouveaux métiers sont déjà là. La pouponnière de Porchefontaine se propose de devenir une crèche modèle grâce aux règles hygiéniques dictées par la puériculture, science nouvelle et à la mode à l'époque. La plate-forme mobile et le train électrique montre quel sera l'avenir des conducteurs de chemins de fer. Concours d'automobiles fleuries retour esquisse le portrait d'une nouvelle profession : un opérateur en train de tourner une vue grâce au tout jeune cinématographe Lumière.


Mode
Sortie d'une noce de l'église
Association frères Lumière
A travers les vues Lumière, on peut constater que le regard des opérateurs est attiré par l'allure des bourgeois. Les femmes se caractérisent par leur silhouette fine et élancée grâce à leurs extravagants chapeaux riches en plumes et rubans (Les Invalides). Les hommes portent des complets trois-pièces de préférence sombre et sur la tête des chapeaux melon (La tour Eiffel vue du Trocadéro, Le Pont-Neuf).

Les tenues des enfants, qu'ils soient en train de jouer à côté du Bassin des Tuileries comme sur les Champs-Elysées, ou qu'ils participent à une noce (Sortie d'une noce de l'église), ressemblent à celles de leurs parents, à quelques exceptions près. Les garçons portent des pantalons jusqu'au genou et des vestes avec des cols marins. Les filles, comme leurs mères, sont habillées avec des robes marquant la taille. Leurs jupes, généralement à volant, sont un peu plus courtes que celles de leurs aînées.


Sports et loisirs
Autruches (Promenades au jardin d'Acclimatation)
Association frères Lumière
Qu'il s'agisse d'accompagner leurs enfants jouer (Champs-Elysées, Bassin des Tuileries), ou de les promener sur le dos d'une autruche ou d'un éléphant (Autruches, présent dans le montage de Promenades au jardin d'Acclimatation), les Parisiens aiment de plus en plus vivre en plein air (Bois de Boulogne). Ils en profitent pour assister aux courses de chevaux à Longchamp (Le Grand- Prix à Paris, Le Président Loubet aux courses), ou pour participer aux nouvelles compétitions d'automobiles qui sont en train de s'imposer (Excursion automobile Paris-Meulan). Sans oublier les sports aquatiques : la Seine est là, avec ses bains chauds sur ses rives pour ceux qui préfèrent la natation (Panoramas des rives de la Seine). Et pour ceux qui sont curieux d'exotisme, il leur suffit d'aller au jardin d'Acclimatation pour contempler des Noirs qui se baignent dans un bassin construit exprès pour eux (Baignade de Nègres, présent dans le montage de Village noir au jardin d'acclimatation de Paris).


Evénements officiels
Turcos - défilé (Le Tsar à Paris)
Association frères Lumière
A la fin du XIXe siècle, les opérateurs Lumière commencent à côtoyer les journalistes-photographes accrédités dans les cérémonies officielles (L'arrivée des Maires, présent dans le montage L'anniversaire de la Première République). C'est le début des actualités cinématographiques, rendues ensuite célèbres en France notamment par Gaumont, Pathé et Eclair.

Parmi les vues représentant des événements officiels, plusieurs sont consacrées à la Revue du 14 juillet à Longchamp (Défilé de la Garde Républicaine et des pompiers, Charge finale et départ de Monsieur le Président), à la visite des souverains russes (Turcos, Les souverains russes et le Président de la République aux Champs-Elysées, présents dans le montage Le Tsar à Paris) et aux Obsèques de Monsieur le Président Félix Faure (Le char funèbre). Dans le tournant du XIXe siècle, le cinématographe devient ainsi le fidèle témoin de l'histoire, pas seulement parisienne mais nationale (Retour de la mission Marchand en France).


Fêtes
Le char et la bataille de confettis (Le carnaval et la mi-carême)
Association frères Lumière
Les films Lumière ne se limitent pas à rendre compte du seul apparat d'état. Dans le souci d'être chroniqueurs de la société toute entière, les opérateurs Lumière sont présents aux fêtes des Parisiens. Réapparu en 1896, le carnaval en fait partie (Le carnaval et la mi-carême). Parmi les autres fêtes somptueuses de cette époque, citons celles organisées à la suite du Grand-Prix de Longchamp en 1899 : la Fête des Corporations (Etienne Marcel, prévôt des marchands et son escorte et Le char de la ville de Paris) et la Fête du Palais-Royal (Le cortège et Un tournoi) sont un hommage aux traditions médiévales.

Avec ses automobiles fleuries (Concours d'automobiles fleuries), la Fête des Artistes dresse un louange à la modernité.


Pour en savoir plus
Une pouponnière modèle : Porchefontaine

 

L'exhibition de Noirs au jardin d'Acclimatation

 

Le banquet des maires au jardin des Tuileries

 

La mission Marchand en Afrique

 

Histoire du carnaval de Paris

 

Les fêtes de juin 1899 suite au Grand-Prix de Longchamp

 

L'Exposition universelle de 1900
Cadre unique pour faire connaître au monde entier la puissance de la France coloniale, l'Exposition universelle de 1900 joue, pour le cinématographe Lumière, un double rôle. Celui d'être l'endroit privilégié où tourner des vues, parce que cet espace est déjà conçu comme lieu de la représentation. Et celui d'être la scène de sa consécration, car l'Exposition universelle confirme le cinématographe Lumière comme étant l'une des découvertes scientifiques majeures qui inaugurent le XXe siècle.


Des lieux grandioses
La rue des Nations
Association frères Lumière
Pour donner corps à l'image de ce que l'on croit que sera le XXe siècle, l'Exposition universelle de 1900 accueille, du 15 avril au 12 novembre, quatre-vingt-trois mille exposants, dont environ un peu moins de la moitié sont français. Les opérateurs Lumière restituent la grandeur de cette Exposition en retraçant l'importance de son étendue. De la Vue générale prise du Trocadéro aux Grand et Petit Palais, des Jardins du Champ de Mars aux Invalides, les films Lumière composent une sorte de plan visuel de l'Exposition. La Seine en devient l'axe central, avec ses quais qui accueillent la construction du "Vieux Paris" (rive droite) et de La rue des Nations (rive gauche), sur laquelle s'érigent les pavillons des différents pays invités.

Cette tendance vers le gigantisme est récompensée par le nombre de visiteurs : plus de cinquante millions, un chiffre record et inouï, compte tenu du niveau de vie et des moyens de transport de l'époque.

Parmi les autres films qui ont saisi cet événement dans toute son importance, retrouvez en particulier le documentaire de Marc Allégret Exposition 1900, ainsi que les actualités de l'époque comme L'Exposition de 1900 vue par Thomas Edison.


Un hymne à la science
Expérience du ballon dirigeable de M. Santos-Dumont. Sortie du ballon
Association frères Lumière
Marquée par le développement scientifique soutenu de la fin du siècle, l'Exposition universelle de 1900 souhaite être le plus fidèle témoin des découvertes effectuées par l'esprit humain. Représentée par un énorme palais avec un "Château d'eau", l'électricité occupe le cœur de ce projet. Grâce à cette fée , l'Exposition présente tout ce qu'il y a de plus innovateur et de plus récent dans le domaine des transports, de la révolutionnaire Plate-forme mobile à double vitesse, qui aujourd'hui n'étonne plus personne, jusqu'au premier Train électrique, prototype des chemins de fer modernes. Pendant l'Exposition, celui-ci effectue un trajet circulaire qui relie les sites les plus importants, toujours dans le sens des aiguilles d'une montre. Sa particularité vient de l'irrégularité de son parcours, car il est obligé de descendre jusqu'au ras du sol ou de s'élever pour franchir, dans un tunnel ou sur un viaduc, les voies publiques qu'il croise.

Sans oublier la recherche dans le secteur du transport aérien, symbolisée par le Ballon dirigeable d'Alberto Santos-Dumont.

Parmi les découvertes scientifiques qui marquent la fin du XIXe siècle, le cinématographe Lumière en fait partie. L'Exposition universelle lui rend hommage, en réalisant les premières projections des films Lumière sur écran géant.


Quelques curiosités
Danse espagnole de la Feria Sevillanos
Soucieux d'être de fidèles chroniqueurs de l'Exposition universelle, les opérateurs Lumière ne manquent pas de rendre compte de ses curiosités. D'abord la plus grandiose : la construction, entre les avenues de Suffren et de La Motte-Piquet, d'un "vrai"Village suisse, avec ses forêts de sapins, ses pâturages, ses vaches et ses paysans transportés directement des vallées les plus intactes de la Suisse.

Les fêtes, ensuite, occupent une place importante, soit quand elles chantent les louanges de la France paysanne, avec la Fête de l'Horticulture, soit quand elles permettent de mieux connaître les traditions des pays exposants, comme pour l'Espagne et sa danse du flamenco, aujourd'hui mondialement connue (Danse espagnole de la Feria Sevillanos).


Pour en savoir plus
Le pont Alexandre III : une des œuvres majeures de l'Exposition

 

Le vieux Paris : un hommage festif à un glorieux passé

 

Le chateau d'eau : un spectacle féerique

 

Un véritable vaisseau aérien : le ballon dirigeable d'Alberto Santos-Dumont

 

Un village suisse à Paris : une extraordinaire reconstitution

 

Lieux parisiens
Lieux réels ou paysages imaginaires, les films Lumière permettent de tracer la cartographie parisienne de la Belle Epoque. Monuments, jardins, places, ponts côtoient des espaces sortis de la créativité et de la fantaisie des architectes, comme pendant l'Exposition universelle de 1900. Avec ces vues, c'est une "géographie Lumière" de Paris qui se dessine à travers les yeux de ses opérateurs.


Le "grand Paris"
Parvis de Notre-Dame
Association frères Lumière
Qu'il s'agisse de la Tour Eiffel ou de l'Arc de Triomphe, de la Place de la Concorde ou de l'Hôtel des Invalides, les films Lumière inscrivent dans leurs images les lieux représentatifs de la capitale. Les opérateurs en saisissent la dimension artistique (par exemple pour l'Opéra Garnier de la Place de l'Opéra) et leur valeur humaine, puisqu'ils les filment au quotidien, au milieu de la circulation des piétons et des voitures (Parvis de Notre-Dame).


Les jardins
Bois de Boulogne
Association frères Lumière
Ce n'est sûrement pas un hasard si la première vue Lumière tournée à Paris est le Bassin des Tuileries. Les jardins occupent une place très importante dans les films Lumière : c'est la période de la Belle Epoque, marquée par un goût très prononcé pour la vie en plein air. Les opérateurs Lumière suivent les Parisiens dans leurs promenades (Les jardins du Champ de Mars) et s'intéressent à leurs enfants et à leurs jeux (Autruches, Champs-Elysées). Ils surprennent la curiosité des citadins face aux Noirs au jardin d'Acclimatation (Baignade de Nègres), ou les moments de détente des bourgeois, comme une randonnée à cheval au Bois de Boulogne.


La Seine et ses ponts
Le pont de l'Alma
Association frères Lumière
Les opérateurs Lumière sont très attirés par la Seine. D'abord, avec la découverte du "panorama", les bateaux permettent de dynamiser les vues (Panorama de Meudon), en restituant la vitalité de ses quais (Panorama des rives de la Seine) comme celle des ponts qui la traversent (Le Pont-neuf). Ensuite, en tant qu'axe privilégié de l'Exposition universelle de 1900, la Seine est l'endroit favori (La rue des Nations) pour rendre la grandeur (Vue générale du pont Alexandre III) et la richesse ( "Le vieux Paris") de cette manifestation dans toute sa somptuosité (Les Invalides).


La banlieue
Panorama de Meudon
Association frères Lumière
Les opérateurs Lumière filment la banlieue parisienne en suivant le cours de la Seine. Il s'agit des Hauts-de-Seine (92), découverts le long des quais à Meudon (Panorama de Meudon) et à Bellevue, où le fleuve est cadré à partir du funiculaire qui relie le Bas-Meudon à Bellevue. Les opérateurs Lumière se déplacent aussi jusqu'à l'Aéro-club de Saint-Cloud, toujours dans les Hauts-de-Seine, pour suivre les exploits accomplis par le dirigeable d'Alberto Santos-Dumont (Le ballon et son moteur) à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900.


Le "Paris disparu"
Marché aux boeufs à La Villette
Association frères Lumière
Les vues Lumière sont aussi composées des traces du passé. Le Panorama pendant l'ascension de la tour Eiffel présente, dans une sorte de vue aérienne, l'ancien palais du Trocadéro dans toute son ampleur. Le Marché aux bœufs à La Villette permet de saisir l'étendue de l'espace qu'il y avait avant la construction des bâtiments que l'on connaît aujourd'hui. Et, au-delà de sa valeur de document historique, la reconstitution du "Vieux Paris" sur les quais de la Seine pendant l'Exposition universelle de 1900 est la démonstration du désir des hommes de garder l'effigie du passé. Ce qui est à l'origine, entre autres, de la découverte du cinématographe Lumière, qui permet de faire revivre ce qui a été.


Les lieux imaginaires
La rue des Nations
Association frères Lumière
Tournés à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900, certains films Lumière permettent de reconstituer l'événement dans son originalité (comme pour le Château d'eau vu de la tour Eiffel) et, en même temps, de rendre compte de l'imaginaire à l'œuvre dans la réalisation, par exemple, d'un surprenant Village suisse entre les avenues de Suffren et de la Motte-Piquet. Ou encore, dans la construction des pavillons des différentes nations présentes à l'Exposition, qui ont donné vie à une idéale - et utopique - Rue des Nations. Dans les vues Lumière, se retrouve ainsi l'empreinte de l'imaginaire d'une époque que le cinématographe a soustrait à l'érosion du temps qui passe.


Bibliographie
Ouvrages
L'affaire Lumière : du mythe à l'histoire. Enquête sur les origines du cinéma, Léo Sauvage, Lherminier, 1985
Au pays des Lumière, Bernard Chardère, Institut Lumière/Actes Sud, 1995
Le cinéma des origines : les frères Lumière et leurs opérateurs, Jacques Rittaud-Hutinet, Champ Vallon, 1985
Les frères Lumière : l'invention du cinéma, Jacques Rittaud-Hutinet, Flammarion, 1995
Les images des Lumière, Bernard Chardère, Gallimard, 1995
Louis Lumière : inventeur et cinéaste, Vincent Pinel, Nathan, 1994
La production cinématographique des frères Lumière, Michelle Aubert et Jean-Claude Seguin (dir.), Editions Mémoires du cinéma, 1996
Le roman des Lumière : le cinéma sur le vif, Bernard Chardère, Gallimard, 1995
Multimédia
Le cinéma des Lumière (CD-rom), Michel Agnola, André Gardies et Christian Straboni, CAPA/Réunion des Musées Nationaux, 1995
Le cinéma, une histoire de plans, Alain Bergala, Les enfans de cinéma/Agat Films & Cie, 1998, 47min
En écho
Au Forum des images
Découvrir les vues Lumière et les documentaires sur les frères Lumière disponibles en Salle des collections

 

Biographie des frères Lumière

 

Années 1900 - Paris à la Belle Epoque, par Noël Herpe

 

Le Paris de Georges Méliès

 

Un siècle de documentaires

 

Sur internet
L'Institut Lumière à Lyon : www.institut-lumiere.org
Parmi les rubriques à consulter, celle du musée Lumière avec, en ligne, la biographie de la famille Lumière et les dix films de la première séance publique payante.

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25 septembre 2012

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