Les collections de films du Forum des images

Parcours

Vincent Dieutre ou le film-voix
P251

collection Paris Île-de-France
Depuis Lettres de Berlin (1988), Vincent Dieutre explore les frontières entre documentaire, essai et autofiction, puisant son inspiration dans sa vie, les arts plastiques comme la littérature. Les formes et les durées de ses films varient mais ce sont toujours des récits vécus, racontés en toute liberté et en toute sincérité. Il aime définir son travail par le terme "tiers-cinéma".


Bonne nouvelle
"Nous sommes à Paris, près des Grands Boulevards, dans les premiers mois du XXIe siècle. Il y a les rues qui s’animent, s’éveillent et s’endorment, l’alignement des immeubles, les cours, les passages. Un destin se dessine, par fragments. Les bribes douloureuses ou tendres d’une vie passée là, vers le métro Bonne Nouvelle, nous sont révélées par 3 voix. Doucement, elles nous invitent à arpenter une autre géographie du quartier, plus secrète, plus intime." Vincent Dieutre


Entering Indifference
"Vincent Dieutre, dans Entering Indifference, pratique avec sa rigueur habituelle le double langage : d’une part un texte impeccable, évoquant les frasques du cinéaste (sexe, drogue et musique classique) et charriant ses dilemmes existentiels ; de l’autre, un regard aussi “indifférent” que contemplatif sur la vie des cités occidentales. Après Rome, la Hollande, l’Allemagne, Paris, Dieutre se pose à Chicago dont il fait ressortir la banalité à force d’intensité. Sans doute le meilleur documentariste actuel du monde urbain, car le plus impassible, le plus architectural, le seul à ne jamais s’empêtrer dans la rassurante glu du social. " Vincent Ostria (Les Inrockuptibles)


Bologna Centrale
"Mars 1977, je débarquais à Bologne, dans une ville inconnue au bord de la guerre civile : séjour étrange, décisif dont me restent des bouts de souvenirs, des bribes, des prénoms, les fragments d’une effervescence : celle de mon éveil au monde, au désir et celle d’une rébellion générale qui secoua Bologne comme un spasme. Si proche et si lointaine, cette époque s’acheva brutalement par l’attentat de la Gare de Bologne le 2 aout 1980, qui fit plus de 120 victimes. Alors, en plein berlusconisme triomphant, reprendre ce vieux train, une caméra super8, et descendre une fois encore à Bologna Centrale… " Vincent Dieutre


Jaurès
"Politique, documentaire, sentimental, d’une grande chaleur humaine, romanesque (nourri d’anecdotes), Jaurès tisse doucement un réseau de récits parallèles qui finissent par former un tableau au présent d’une époque, de ce qui se déroula au carrefour Jaurès ces années-là : la misère des hommes afghans, mais aussi leur vitalité (le dimanche, ils se font beau pour aller se promener dans les rues), les voitures qui passent sur les boulevards, la lumière dans le ciel, ou une colombe blanche qui se pose étrangement sur le rebord de fenêtre, la profondeur jamais exprimée véritablement de la liaison secrète entre Vincent et Simon."Jean-Baptiste Morain (Les Inrockuptibles)


Filmographie
Bonne nouvelle
de Vincent Dieutre
fiction, 2001, couleur, 1h
Entering Indifference
de Vincent Dieutre
2001, couleur, 28min
Bologna Centrale
de Vincent Dieutre
2003, couleur, 1h01min
Les Accords d'Alba
de Vincent Dieutre
documentaire, 2004, couleur, 24min
2ème exercice d'admiration : Jean Eustache
de Vincent Dieutre
2008, noir et blanc, 21min
Jaurès
de Vincent Dieutre
documentaire, 2012, couleur, 1h22min
En écho
Sites internet
Entretien avec Vincent Dieutre réalisé en décembre 2013 à Paris. http://www.debordements.fr/spip.php?article326

 

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23 mars 2016

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