Les collections de films du Forum des images

Parcours

Le Paris de Pablo Picasso
P46
Rue des Grands-Augustins
collection Paris Île-de-France
"Picasso est de ceux-là dont Michel-Ange disait qu'ils méritent le nom d'aigles parce qu'ils surpassent tous les autres et se font jour à travers les nuages jusqu'à la lumière du soleil." (Apollinaire)

Pendant plus de cinquante ans, toujours soucieux de renouvellement, "l'aigle" catalan a exploré l'art moderne. Paris fut longtemps sa terre d'exil.


Du Bateau-Lavoir à la rue des Grands-Augustins
 
Rue des Grands-Augustins
Alors que le XXe siècle venait de naître, Picasso, âgé de dix-neuf ans, débarque de son Espagne natale à Paris. Quatre ans plus tard, il s'installe à Montmartre, au Bateau-Lavoir. Il fixera ensuite son atelier rue des Grands-Augustins.

Cet atelier, d'où sortiront de nombreux chefs-d'œuvre, apparaît dans plusieurs documentaires. Dans Pablo Picasso Réminiscences (1989), Fabienne Strouvé-Beckers suit les traces de l'artiste en compagnie de Françoise Gilot, tandis que Réunion des Grands-Augustins (1946) présente des images d'archives américaines sur les partisans de l'Espagne républicaine qui se rencontraient rue des Grands-Augustins.

L'atelier a également été reconstitué dans un studio de Londres dans la fiction de James Ivory Surviving Picasso (1996).


Le musée Picasso
 
Après la mort du peintre en 1973, plusieurs de ses oeuvres sont cédées à l'Etat pour payer les droits de sa succession. Un documentaire du magazine Aujourd'hui en France revient sur cette Donation Pablo Picasso (1979) qui enrichira les collections publiques. Un musée consacré à l'artiste ouvre peu après dans le Marais. Situé dans l'hôtel Salé du XVIIe siècle, celui-ci regroupe une collection très prolifique de peintures, sculptures, dessins, estampes et céramiques de Picasso qui témoignent de la diversité de sa création.

Deux documentaires reviennent sur la genèse de cet établissement. Des images du chantier alternent avec différents entretiens, notamment avec le concepteur du projet, dans Une nouvelle demeure pour Picasso (1985). Beaucoup plus bref, un reportage du magazine Aujourd'hui en France présente les aménagements intérieurs du musée à travers une interview de l'architecte Roland Simounet (L'aménagement du musée Picasso, 1985).

Les rendez-vous de Paris
Le musée Picasso a également été le décor, ou la toile de fond, de certaines fictions : Les rendez-vous de Paris (1994), une variation sur les jeux de l'amour réalisée par Eric Rohmer, et Le cabinet d'amateur (1986), un amusant pastiche de documentaire d'art réalisé par Pierre-Oscar Lévy.


Les expositions
 
Que ce soit en France, en Espagne ou en Allemagne, plusieurs musées abritent désormais l'œuvre de Picasso. Celle-ci est aussi souvent l'objet d'expositions thématiques ou de rétrospectives, notamment à Paris. Ses Portraits (Claude Vajda, 1996) étaient ainsi à l'honneur au Grand palais en 1996, une de ses sculptures monumentales exposée la même année dans le cadre des Champs de la sculpture (Georges Goldman, 1996) et la Collection Jacqueline Picasso (Jean-Pierre Mirouze, 1982) présentée au centre culturel du Marais au début des années quatre-vingt.


Picasso et la photo
 
Picasso a flirté avec la photographie tout au long de sa vie. Son regard fascinant reflète sa fascination pour le regard. L'œil toujours en éveil, l'artiste a réalisé un certain nombre de photographies qui révèlent, non seulement ses talents de peintre, mais aussi ceux de photographe, avec toujours une préoccupation constante pour la composition.

Intéressé par les photographies de ses contemporains, Picasso s'est lié d'amitié avec Brassaï et Doisneau. Il apparaît à ce titre dans Le photographe de Picasso, Brassaï (1965), un court portrait de l'artiste hongrois, ainsi que dans Robert Doisneau, tout simplement (2000) de Patrick Jeudy et Robert Doisneau (1989) d'Alain Vollerin, deux films retraçant l'itinéraire du célèbre photographe.Picasso est également évoqué dans Denise Colomb, photographe (1990), une interview de la fameuse portraitiste d'Antonin Artaud et de Nicolas de Staël.


Picasso et le cinéma
 
Contrairement à la photographie, Picasso n'a pas eu de rapport très étroit avec le cinéma. Son parcours a toutefois croisé l'œil de plusieurs réalisateurs. Dans Le mystère Picasso (1955), Henri-Georges Clouzot lui fait jouer son propre rôle : l'artiste est filmé en plein processus de création. Quatre ans plus tard, il renouvelle l'expérience auprès de son ami Jean Cocteau dans Le testament d'Orphée où, aux côtés d'une pléiade d'acteurs de renom, il incarne encore un peintre…

En 1996, une fiction sur la vie tumultueuse de l'artiste, intitulée Surviving Picasso, sort en salles. Dans cette biographie romancée de James Ivory, le peintre apparaît sous les traits d'Antony Hopkins. Tourné en partie à Paris, pendant les célèbres grèves, ce film évoque ses aventures sentimentales.

Picasso a réalisé par ailleurs quelques affiches de films ou de manifestations cinématographiques (notamment sur Poudovkine en 1956).


Treize journées dans la vie de Picasso
 
En 1999, Pierre-André Boutang, Pierre Daix et Pierre Philipperéalisent un documentaire remarquable, Treize journées dans la vie de Picasso. Divisé en différents tableaux évoquant des journées cruciales de la vie de Picasso, ce film embrasse avec ferveur la complexité et le génie de l'homme et de l'artiste. De nombreuses interviews et images d'archives retracent son parcours, des années de formation en Espagne à sa vie avec Françoise Gilot puis Jacqueline Guillaud.


En écho
 
Sur internet
Site officiel : http://www.picasso.fr
Ce site qui gère la succession Picasso est riche en contenus sur la vie et l'oeuvre du peintre.

Copyright Forum des images
septembre 2002

AGENDA 
         
    Île de France